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Exposition « Libye, patrimoine révélé »

23 mai 2026 | 19:00 - 23:59
Insti­tut du monde arabe , Paris
Exposition « Libye, patrimoine révélé »

Venez pass­er la Nuit des musées 2026 à l’I­MA !
Pour l’occasion, l’Institut ouvre excep­tion­nelle­ment ses portes en noc­turne, et pro­pose une immer­sion au cœur de ses col­lec­tions et de ses grandes expo­si­tions.
“Vis­ites flash” du musée par des con­férenciers de 19h30 à 22h30
Au pro­gramme, la vis­ite libre et gra­tu­ite des col­lec­tions du musée per­ma­nent, de ses expo­si­tions “Ten­ter l’art pour soign­er” et “Libye, pat­ri­moine révélé”, et des deux expo­si­tions majeures du moment : “Byb­los, cité mil­lé­naire du Liban” et ”Esclaves en Méditer­ranée, XVIIe–XVIIIe siè­cle”. Et des ani­ma­tions, médi­a­tions et inter­ven­tions artis­tiques pour une expéri­ence encore plus immer­sive !
Depuis près de cinquante ans, la mis­sion archéologique française en Libye explore et val­orise un pat­ri­moine excep­tion­nel, de la préhis­toire à l’époque médié­vale, sur l’ensemble du ter­ri­toire libyen. L’ex­po­si­tion illus­tre et doc­u­mente leur tra­vail.
Par­mi les sites présen­tés :
Măsak La mis­sion au Măsak fut la pre­mière cam­pagne d’archéologie préven­tive jamais effec­tuée en Libye de 2001 à 2005 dans la Con­ces­sion pétrolière NC191, en plein Sahara. Une soix­an­taine d’archéologues ont prospec­té à pied 4000 km de lignes sis­miques créées lors des explo­rations des hydro­car­bu­res. Le bilan est con­sid­érable : 3596 unités archéologiques ont été décou­vertes, renou­ve­lant les con­nais­sances sur cette région d’accès dif­fi­cile.
Bu Njem et Syr­tique Une pre­mière mis­sion menée par René Rebuf­fat (1967–1976) s’est con­cen­trée sur l’étude des lignes de for­ti­fi­ca­tions romaines et a fouil­lé le fort antique de Gho­la­ia, l’actuel Bu Njem. André Laronde, avec Mohamed Fakroun et Monique Longer­stay, dirigea une sec­onde mis­sion (1990–1999) dans cinq val­lées de la région syr­tique, révélant un habi­tat antique com­posé surtout de fer­mes et des murets de pierre sèche retenant l’eau et le sol, déter­mi­nant des par­celles de cul­ture et d’élevage.
Lep­tis Magna Fondé par les Phéni­ciens au VIIe siè­cle av. J.-C., Lep­tis Magna a con­nu son apogée sous l’Em­pire romain grâce à un com­merce floris­sant et à la faveur de Sep­time Sévère, empereur orig­i­naire de la cité, dont les impres­sion­nants mon­u­ments témoignent encore. En 1993, André Laronde iden­ti­fie des ther­mes qu’il nomme « du Lev­ant » d’après leur sit­u­a­tion dans la cité romaine, deux­ièmes de Tripoli­taine par la taille après ceux d’Hadrien à Lep­tis Magna. Décorés de mosaïques, mar­bres, enduits peints et stucs, les locaux ont fonc­tion­né jusqu’au milieu du IIIe s. Ce site est aus­si remar­quable par son sys­tème d’approvisionnement en eau, qui n’a pas encore livré tous ses secrets pour de futures mis­sions…
Abou Tam­sa L’abri sous roche d’Abou Tam­sa en Cyré­naïque a été occupé entre les VIIe et Ve mil­lé­naires av. J.-C. par de petits groupes de pas­teurs-chas­seurs-cueilleurs qui furent par­mi les pre­miers en Afrique du Nord à pro­duire des récip­i­ents en céramique et à élever des chèvres domes­tiques importées de la Méditer­ranée ori­en­tale. Le matériel archéologique recueil­li nous ren­seigne sur les activ­ités de ces pop­u­la­tions néolithiques.
Apol­lo­nia L’ancien port de Cyrène, dont la fon­da­tion remonte au VIIe s. av. J‑C., devient autonome vers 100 av. J.-C., sous le nom d’Apollonia. Large­ment ouverte sur la Méditer­ranée, son exis­tence est attestée sur plus d’un mil­lé­naire, de l’époque archaïque à l’Antiquité tar­dive ; elle adopte alors le nom chré­tien de Sôzousa et devient la cap­i­tale de la Cyré­naïque. Les fouilles ter­restres et mar­itimes d’Apollonia ont per­mis de mieux con­naître la cité avec son enceinte, le dou­ble port aujourd’hui ennoyé, les bains ou le stade hors les murs. Depuis 2002, Jean-Syl­vain Cail­lou pour­suit les recherch­es sur l’Acropole.
Latrun Situé en bord de mer, à l’est d’Apollonia et au pied du Djebel el Akhdar, Éry­thron-Latrun révèle l’histoire d’une aggloméra­tion prospère de Cyré­naïque, atti­rant dès l’Antiquité marins, marchands et pèlerins et s’impose aujour­d’hui comme un site archéologique et naturel d’un poten­tiel excep­tion­nel, offrant un regard unique sur l’évolution des vil­lages antiques de Cyré­naïque, de l’époque hel­lénis­tique à l’abandon con­sé­cu­tif à la con­quête arabe.
Mar­marique occi­den­tale En 2010, une équipe d’archéologues fran­co-libyens s’aventure dans une région mécon­nue : la Mar­marique occi­den­tale, ayant pour mis­sion de car­togra­phi­er les ves­tiges situés le long des zones sis­miques pour le compte de Total Libye. Résul­tat : 56 sites archéologiques iden­ti­fiés, des traces de vie de la Préhis­toire à nos jours. Entre l’Égypte et la Cyré­naïque, les tribus nomades ont lais­sé des forts, des mau­solées, des habi­tats antiques et des sys­tèmes d’irrigation ingénieux. Les influ­ences grec­ques, romaines et byzan­tines s’y mêlent aux tra­di­tions locales, dessi­nant le por­trait d’une région car­refour, terre de pas­sage ou bas­tion mil­i­taire.
Surt Situé au cen­tre de la Libye côtière, dans le désert séparant la Tripoli­taine de la Cyré­naïque, Surt est le pre­mier site islamique fouil­lé en Libye en 1963. De 2007 à 2010, cinq cam­pagnes ont été con­duites par Jean-Michel Mou­ton. Une carte topo-archéologique présen­tant l’organisation générale de la cité a été dressée, per­me­t­tant de déter­min­er plusieurs secteurs de fouilles : les ouvrages défen­sifs (fort sud-ouest et porte nord), les édi­fices religieux (ziyā­da de la mosquée) et un secteur d’habitat. Ces fouilles ont per­mis de repouss­er de façon sig­ni­fica­tive la data­tion de la dernière époque d’occupation au XIVe siè­cle.
Fouilles sous-marines du port d’Apollonia Apol­lo­nia, aujourd’hui à moitié engloutie, compte des ves­tiges archi­tec­turaux sous-marins par­mi les plus remar­quables de Méditer­ranée. La MAFL a notam­ment pu fouiller une épave antique coulée dans l’avant-port et pro­pos­er l’évo­lu­tion topographique des struc­tures por­tu­aires et des abor­ds depuis les orig­ines, au VIe siè­cle av. J.-C. À ces avancées sci­en­tifiques, vient s’a­jouter un riche mobili­er archéologique déposé au musée d’Apollonia : poter­ies, mon­naies, œuvres en bronze, en pierre ou en mar­bre tel ce remar­quable por­trait de Ptolémée III ou encore une stat­ue de Dionysos.
Fouilles sous-marines de Lep­tis-Magna et de Sabratha À Lep­tis Magna, l’étude a porté sur l’avant-port, avec un résul­tat inat­ten­du : le chenal était équipé d’une sec­onde jetée pro­tégeant la passe des houles ori­en­tales. À Sabratha, la fouille a per­mis de repér­er, sur le lit­toral, des entre­pôts, des bassins et silos érodés par la mer. En face, la roche à fleur d’eau sup­por­t­ait un brise-lame maçon­né, raboté par les vagues.
Lutte con­tre le traf­ic illicite des biens archéologiques Le pat­ri­moine de la Libye est men­acé par le traf­ic de son pat­ri­moine. Depuis 2011, vols, fouilles clan­des­tines et expor­ta­tions illé­gales se sont accélérés, ali­men­tés par une forte demande inter­na­tionale. Depuis 2012, la MAFL, avec Mor­gan Belz­ic, Camille Blanch­er et Vin­cent Michel, lutte con­tre ce phénomène aux côtés des forces de l’ordre et du DOA : iden­ti­fi­ca­tion des œuvres blanchies, analyse des réseaux et des sites pil­lés. Plus de 250 objets ont été repérés, per­me­t­tant enquêtes, arresta­tions et 29 saisies dans 9 pays, dont 19 resti­tu­tions à la Libye.

Infos pratiques

Votre évène­ment ren­tre-t-il dans le champ “Musiques du monde sous toutes leurs esthé­tiques musi­cales et formes scéniques » ?
Oui

Institut du monde arabe

1 Rue des Fos­sés Saint-Bernard, 75005 Paris, France

+33140513838

Le musée de l’IMA invite le vis­i­teur à la décou­verte du monde arabe, par-delà les idées reçues, en lui présen­tant toute la diver­sité de ses cul­tures, eth­nies, langues, con­fes­sions, depuis ses orig­ines jusqu’à nos jours. La muséo­gra­phie priv­ilégie un dia­logue entre des œuvres et des objets appar­tenant à des domaines rarement mis en regard : Archéolo­gies antique et médié­vale — Art et arti­sanat — Ethno­gra­phie — Créa­tion con­tem­po­raine  Ce par­cours sur qua­tre niveaux du bâti­ment, du 7e au 4e étage, s’articule autour de cinq thé­ma­tiques : La nais­sance d’une iden­tité, Des dieux à Dieu, Déam­buler dans une ville arabe, Les expres­sions de la beauté, Le corps, soi et l’autre.

Métro : Ligne 7, Jussieu ou Ligne 10, Car­di­nal Lemoine. Bus : Lignes 24, 63, 67, 86, 87, 89. Vélib’ : Sta­tions n° 5020, n°5019, n°502. Park­ing : 1, rue des Fos­sés saint Bernard, 75005 Paris.